L’année des « premières fois »

1 01 2009

 Nous débutons l’année avec un rhume carabiné, mi-bronchite, mi-trachéite, il fait un froid polaire dans ce foutu sud, et je m’autorise de plus en plus à espérer un « retour au pays », vers une des mes terres d’adoption du Pacifique Sud : Nouvelle-Calédonie, Australie, Polynésie…

L’heure est évidemment aux Grandes Résolutions de Début d’Année, et j’édicte en guise de priorité pour 2009 un « premier voyage » dans les îles pour Louise : après tout, cette enfant a été conçue à Ouvéa, c’est son petit côté vahine…

lagon ouvea

 Il y a d’autres rêves, d’autres projets, d’autres envies, et bien d’autres audaces encore, mais chuuut, c’est encore top secret pour l’instant.

Ainsi, après avoir eu peur de mon ombre, après avoir pensé et dit mille fois « je n’y arriverai jamais » – ce que, mille fois, j’avais entendu dire à mon propos -, je me surprends à regarder ce bébé avec une immense fierté, et à affirmer que ma fille doit être fière de moi. Aussi, plus que tout autre apprentissage, je dois lui montrer l’exemple d’une femme qui a douté, qui doute encore, mais qui ne renonce pas, qui s’enthousiasme toujours autant, qui s’accroche à ses rêves d’enfant, et qui s’est lancée dans une bien belle aventure : celle de ses propres choix.

La trentaine, jusqu’à présent, ne m’avait guère réussi : des errances, des renoncements, des écueils, des échecs cuisants ; des solitudes ; une situation professionnelle où j’avais investi (grave erreur) mon âme entière, et où j’étais tout bonnement en train de la perdre ; une vie régie par le principe du « devoir », la sensation que c’était là un passage obligé, que la vie de bohême et d’aventures que j’avais goûtée auparavant ne pouvait pas durer ; une forme de dépit, finalement, une résignation bien sournoise et bien laide, qui s’inventait des prétextes, comme celui  de payer ma dette à mon géniteur, de m’affranchir en quelque sorte, en m’efforçant de trouver ma place, de « faire mon trou » dans le Monde de l’Entreprise. Un monde éminemment décevant et anxiogène. Un monde où je ne serai jamais vraiment à ma place.

Louise, ma chérie, tu ne me dois rien (hormis le respect!), ta vie t’appartient, tes choix seront toujours les bons et je m’efforcerai d’exaucer tes rêves, ou plutôt de t’aider à les réaliser.

Nous allons tout vivre au rythme de tes « premières fois ». Qui pourrait imaginer plus belle résolution pour ce début d’année ?


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